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L’accessibilité du Web désigne le fait que le Web puisse être utilisable par tous les utilisateurs, quels que soient leurs handicaps ou leur environnement technique. Plus précisément, l'accessibilité signifie que le Web est conçu pour que ces personnes puissent percevoir, comprendre, naviguer et interagir de manière efficace avec le Web, mais aussi créer du contenu et apporter leur contribution au Web. Loin d’être une simple contrainte technique, cette problématique doit être traitée à tous les niveaux d’un projet Web : conception, création graphique, développement, édition des contenus, etc. En France, depuis la loi n°2005-102 de février 2005, l'accessibilité des services publics aux personnes handicapées est une nécessité pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. L'article 47 de la loi précise que les services de communication publique en ligne des services de l'Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent doivent être accessibles aux personnes handicapées. Les directives du W3CPour cadrer l’ensemble des problématiques liées à l’accessibilité du Web, le W3C a mis en place la Web Accessibility Initiative (WAI) qui a élaboré un ensemble de directives visant à standardiser l’accessibilité du Web. Ces directives, appelées WCAG (« Web Content Accessibility Guidelines », ou « Directives pour les règles d'accessibilité du contenu Web »), s’appliquent en parallèle des traditionnels standards techniques du Web définis par le W3C. WCAG 1.0La version 1.0 est la dernière version officielle des WCAG, qui date de 1999. Les WCAG 1.0 s’appliquent principalement aux contenus HTML, et se divisent en 14 directives. Chaque directive regroupe un ou plusieurs points de contrôles auxquels sont associés des degrés de priorités allant de 1 à 3 :
Le respect de ces différents degrés de priorité permet l’obtention de trois niveaux de conformité :
WCAG 1.0 : www.w3.org/TR/WCAG10 WCAG 2.0La version 2.0 des WCAG est en cours d’élaboration, la version finale devrait être proposée fin 2008. Contrairement à la version 1.0, les WCAG 2.0 ne se limitent pas uniquement aux contenus HTML puisque cette nouvelle version vise à instaurer des standards applicables à l’ensemble des technologies Web, actuelles et futures. Les WCAG 2.0 comportent 14 directives divisées en 4 principes fondamentaux :
Chaque directive est associée à un ou plusieurs critères de succès (A, AA ou AAA) qui servent à évaluer le niveau d’accessibilité d’un site Web :
Le niveau AA est considéré comme l’objectif à atteindre pour les politiques d’accessibilités globales. WCAG 2.0 : www.w3.org/TR/WCAG20 En France : Le Référentiel Général d'Accessibilité des Administrations (RGAA)Suite à la loi n°2005-102 de février 2005, la Direction Générale de Modernisation de l’Etat (DGME) a entrepris la mise en place du Référentiel Général d'Accessibilité des Administrations (RGAA) afin d’organiser les problématiques d’accessibilité pour tous les services de communication publique de l'Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent. Le RGAA s’appuie sur les WCAG 1.0 et propose un mode de déploiement progressif visant à faire entrer dans une démarche d'accessibilité le plus grand nombre d'acteurs publics. Ainsi, chaque point de contrôle est intégré dans un cycle de déploiement de 3 ans à compter de l’application du décret et peut être considéré comme obligatoire ou recommandé en fonction de son niveau d’exigence. Le but de cette démarche étant à terme de proposer un niveau d’accessibilité maximum (AA ou AAA) pour l’ensemble des sites publics de l’Etat. La version finale du référentiel ainsi que le décret sur l'accessibilité des sites internet des services publics sont prévus pour le mois de juillet 2008. Site du RGAA : http://rgaa.dgme.fr Problématique : accessibilité appliqué aux CMS Open SourceOutils de productions incontournables aujourd’hui, les Systèmes de Gestion de Contenu (CMS) posent des problèmes au niveau de l’accessibilité et du respect des standards du Web définis par le W3C. De part leur principe de modularité et leur aspect communautaire les CMS Open Source reposent en grande partie sur les contributions des utilisateurs pour se développer et accroitre leurs fonctionnalités. Cependant, ces contributions ne respectent que trop rarement les standards du Web et sont donc souvent à l’origine de problèmes d’accessibilité. Par ailleurs, pour garantir une compatibilité maximum quelles que soient les plateformes, les CMS sont en général contraints de tirer un trait sur certaines bonnes pratiques du Web. Ainsi, on retrouve souvent des pratiques archaïques qui ne sont là que pour garantir la comptabilité du CMS avec des systèmes parfois obsolètes. Enfin, un des principaux problèmes d’accessibilité que rencontrent les CMS est directement lié au rédacteur final du site. En effet, la personne chargée de la gestion du contenu d’un site ne maitrise généralement pas les problématiques liées à l’accessibilité des contenus : standards du Web, qualité de rédaction, emploi de styles adaptés, etc. Il convient donc de s’assurer que l’ensemble des acteurs liés à un site Web soit sensibilisé et formé aux problématiques liées à l’accessibilité du Web. Cas pratique : Joomla! 1.5Dans sa version 1.5, le CMS Joomla! s’appuie en grande partie sur le modèle de développement MVC (Modèle Vue Contrôleur), qui vise à séparer entièrement l’aspect visuel du traitement des données. Il est alors facile d’intervenir sur l’aspect d’un site sans toucher au noyau technique du CMS. Par conséquent, un même site peut comporter deux versions d’affichage, une « standard » et une « accessible », qui s’adaptent aux différents types d’utilisateurs tout en conservant un noyau et des contenus uniques. Le système des templates (gabarits de page) a également été revu dans la version 1.5 pour permettre une plus grande adaptabilité. Grâce au principe du « Template Overrides » il est désormais possible de remplacer les affichages par défaut directement dans le template, sans avoir à toucher le noyau de Joomla! au travers de « hack ». Joomla! peut alors facilement être optimisé pour respecter les standards du Web et ainsi répondre aux contraintes liées à l’accessibilité. |
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